/// Anastasia Kobekina, violoncelle
/// Jean-Selim Abdelmoula, piano

Née en Russie, Anastasia Kobekina débute le violoncelle à 4 ans et fait l’essentiel de ses études en Russie puis à Berlin. Elle est lauréate en 2016 du Festival Enesco puis en 2018 est nommée « New Generation Artist » de la BBC. En 2019 elle est lauréate du Concours international Tchaïkovski et en 2024 obtient le prix Opus Klassic, le plus célèbre d’Allemagne. Elle joue un violoncelle Stradivarius daté de 1698.
Jean Selim Abdelmoula, pianiste et compositeur a fait ses études aux prestigieuses écoles de Lausanne, Toronto, Kronberg ainsi qu’à l’académie Barenboim. Il se produit régulièrement dans les plus grandes salles européennes. Ses œuvres, dont une récente sonate pour piano et violoncelle, allient influences classiques et contemporaines.
J.S. Bach (1685-1750)
Prélude et fugue en mi bémol mineur (piano)
Datant de 1722, ce 8ème prélude du premier livre du clavecin bien tempéré est sans doute le plus émouvant, par l’intensité et l’intériorité qui s’en dégage. Suite N°1 pour violoncelle (prélude, menuets et gigue). Dans les 6 suites Bach utilise tous les registres du violoncelle qui se déploient, après un prélude, dans une succession de danses.
Johannes Brahms (1833-1897)
Sonate pour violoncelle et piano n°1 en mi mineur, Op. 38
Composée en 1865, cette sonate est l’une des œuvres majeures du répertoire pour violoncelle et piano. Brahms, compositeur allemand du romantisme, admirait particulièrement la musique de Jean-Sébastien Bach, ce qui transparaît dans cette sonate, notamment dans le dernier mouvement inspiré par l’Art de la fugue. L’œuvre se distingue par la richesse de son écriture, l’équilibre entre les deux instruments et la profondeur de son expression.
– Allegro non troppo : un mouvement ample et lyrique, où le violoncelle chante une mélodie sombre et passionnée d’une force rayonnante et d’une grande noblesse de ton.
– Allegretto quasi menuetto : un intermède élégant, évoquant une danse ancienne avec délicatesse. Un lyrisme passionné
– Allegro : un final vigoureux où Brahms rend hommage à Bach par l’utilisation du style fugué.
Sergei Rachmaninov (1873-1943)
Sonate pour violoncelle et piano en sol mineur, Op. 19
Composée en 1901, cette sonate est une œuvre phare du répertoire romantique russe. Rachmaninov, célèbre pianiste et compositeur, y déploie toute la richesse de son langage harmonique et la virtuosité de l’écriture pianistique. La sonate donne au violoncelle un rôle de partenaire égal, dans un dialogue passionné et lyrique.
– Lento – Allegro moderato : une introduction mystérieuse, suivie d’un mouvement principal dramatique et expressif.
– Allegro scherzando : un scherzo énergique, rythmé et plein de surprises.
– Andante : un mouvement lent, d’une grande tendresse, où le chant du violoncelle se fait particulièrement émouvant.
– Allegro mosso : final brillant et optimiste, marqué par l’élan et la virtuosité.
Niccolò Paganini (1782-1840)
Variation sur une seule corde (sur la corde de sol)
Niccolò Paganini, violoniste et compositeur italien, est célèbre pour sa virtuosité légendaire et ses œuvres spectaculaires. Les « Variations sur une seule corde », inspirées du thème de « Moïse » de Rossini, sont originellement écrites pour violon, mais également transcrites pour violoncelle. Cette pièce met en valeur la capacité du musicien à faire chanter l’instrument sur une seule corde, démontrant à la fois virtuosité technique et expressivité. La pièce commence par l’exposition du thème, suivie de variations de plus en plus virtuoses, jouées uniquement sur la corde de sol.