Concert du 3 août

/// Alexandra Dovgan, piano

À tout juste 18 ans, Alexandra Dovgan, née au sein d’une famille de musiciens, a commencé ses études de piano à quatre ans et demi. Héritière de la prestigieuses école du piano russe, protégée du grand pianiste Grigori Sokolov, Alexandra se produit dès l’âge de 11 ans dans les plus grandes salles de concert à Saint-Petersbourg, puis à Berlin, Amsterdam, et à 14 ans au Théâtre des Champs-Elysées et à la Fenice à Venise. Alexandra a joué sous la baguette des plus grands chefs : Gustavo Dudamel, Trevor Pinnock, Paavo Järvi, Ton Koopman,  Kazuki Yamada…

Pour la saison 2025-26 elle fera ses débuts au Carnegie Hall de New York et au Kennedy Center de Washington et se produira, au Concertgebouw d’Amsterdam, au Musikverein de Vienne.

Beethoven (1770- 1827)
Sonate N° 17 Op 31 N°2
La Sonate pour piano n° 17 en ré mineur, aussi connue sous le nom de «La Tempête», est l’une des œuvres les plus expressives et puissantes de Beethoven. Composée entre 1801 et 1802, cette sonate tourmentée et passionnée, reflète l’état d’esprit de Beethoven à cette période, hanté par l’idée du suicide. Seule sa production musicale incessante l’empêche de passer à l’acte. La sonate se distingue par ses mouvements contrastés : un premier mouvement Largo, Allegro sombre et dramatique, suivi d’un second, Adagio, plus calme et introspectif, puis d’un dernier mouvement, Allegretto, énergique et tumultueux.

Frédéric Chopin (1810-1849)
Barcarolle op 60 et Fantaisie Op 49
La «  Barcarolle » c’est le rythme du chant des gondoliers vénitiens. Maurice Ravel, qui aimait beaucoup cette œuvre de 1846, la décrit«  constamment vêtue d’harmonies éblouissantes. Un moment, une mélopée s’échappe, reste suspendue et retombe mollement… un nouveau thème éclate puis du grave s’élève un trait rapide frissonnant qui plane sur des harmonies précieuses et tendres »
La « fantaisie » date de 1841. C’est une œuvre de passion et de force qui déborde d’accents d’angoisse et d’espoir.

César Franck (1822-1890)
Prélude, Chorale et Fugue
Titulaire de l’orgue de Sainte Clotilde pendant trente ans jusqu’à sa mort, César Franck ne sortit de l’ombre que dans les dernières années de sa vie. Prélude, Chorale et Fugue, composé en 1884, est sa première grande œuvre pour piano seul.
Le Prélude de caractère méditatif s’achève dans une atmosphère de gravité. Le Choral, lent et méditatif mène progressivement à la Fugue qui s’intensifie jusqu’à la conclusion en un débordement d’extrême virtuosité.

Prokofiev (1891- 1953)
Sonate N°2 Op 14
Composée en 1912 cette sonate témoigne déjà d’un nouveau langage esthétique révolutionnaire d’une grande âpreté harmonique et rythmique qui s’affirmera tout au long de sa vie. Le premier mouvement, Allegro non troppo, voit se succéder thèmes fiévreux, lyriques et syncopés. Le deuxième mouvement, Allegro moderato enchaine une première partie rythmique et volontaire avec une deuxième partie légère et dansante avant que ne revienne une reprise de la première partie. Le troisième mouvement Andante est une des très belles pages narratives, à l’atmosphère de mystère et de légende. Le dernier mouvement Vivace déploie la virtuosité spécifique de Prokofiev, associant figures tourbillonnantes, bondissements et martèlements précipités à la mélodie lyrique du premier mouvement jusqu’à la cadence finale.