Catégorie : Saison 2018

SAISON CULTURE 2018

La saison 2018 sera fidèle à notre vocation : « la découverte et le suivi de jeunes talents » :
– Découverte le 14 juillet avec la venue du pianiste Ismaël Margain, pianiste français, très jeune lauréat du concours Long Thibaud Crespin en 2012 à 20 ans.

– Découverte encore le 4 août avec, le Trio Metral une fratrie talentueuse que nous suivons depuis plusieurs années et qui a remporté en 2017 tous les prix du concours Joseph Haydn à Vienne.

–  Fidélité enfin, le 14 août, au Quatuor Akilone, déjà venu en 2017. Quatre jeunes femmes françaises, qui ont remporté en mai 2016 le premier prix du plus prestigieux des concours internationaux de quatuors, le concours de Bordeaux.

Concert du 14 juillet

/// Ismaël Margain

Ismaël Margain est né en 1992 à Sarlat où il entame sa formation musicale (piano, flûte, saxophone, jazz, écriture). Reçu à l’unanimité au conservatoire de Paris, il intègre la classe de Nicholas Angelich, puis celles de Roger Muraro et Michel Dalberto. Lauréat du Concours International « Génération SPEDIDAM 2011 », 1er Prix au Concours de la Société des Arts à Genève, 3ème Grand Prix au concours Marguerite Long… Il se produit en Amérique latine, aux Etats Unis, en Allemagne, en Suisse, à Londres, Madrid, Venise… et joue en soliste avec les plus grands orchestres.   

En 2010 il forme un duo de piano à quatre mains avec Guillaume Bellom avec qui il enregistre deux disques, consacrés à Mozart et Schubert (ffff dans Télérama) sous le label Aparté/Harmonia Mundi. Puis il réalise 3 enregistrements live pour le label B Records : Mendelssohn en 2015, Schubert en solo en 2017, et un récital à 2 pianos avec Guillaume Bellom qui vient de paraître.

 

Mozart (1756-1791)
Fantaisie en do mineur
La musique pour piano de Mozart  doit être jouée telle qu’elle est, tour à tour vigoureuse, gracieuse, délicate, gaie, spirituelle, sombre, pétillante, profonde. La fantaisie  date de 1785 et illustre parfaitement cette définition, associant émotion, agitation tragique, tendresse.

 

Schubert (1797- 1828)
Klavierstücke N°2
Bien que composée en 1828, il a fallu attendre 1868 pour que cette œuvre de la suprême maturité soit publiée par Brahms. Elle oppose une tendre berceuse paisible et chantante et une vision fantastique d’angoisse et de désespoir mais s’achève par un refrain qui agit comme un baume sur le cœur altéré.

 

Chopin (1810- 1849)
Ballade N°3
Pour Chopin le piano est le confident le plus intime. Il transforme la ballade traditionnelle, chanson à danser, et lui donne un caractère narratif et lyrique. La troisième ballade composée en 1841 illustre la légende d’Ondine. Un jeune homme entraîné par les flots est condamné à la poursuivre en vain

 

Fauré (1845-1924)
Impromptu N° 3 en la bémol majeur
ÉCrit en 1883, il fait partie d’une série de trois. Brève et effervescente, c’est une page d’une fraicheur  et d’un élan de jeunesse irrésistible.

 

Brahms (1833- 1897)
Sonate N°3 Op 5
Concertiste et compositeur, pianiste de bastringue dans sa jeunesse, Brahms, héritier de Beethoven, insuffle à la sonate une vie hautement romantique. Schumann disait : « Il transforme le piano en un orchestre aux voix tour à tour exultantes et gémissantes »

5 mouvements : 

– Allegro maestoso.

– Andante espressivo : le soir tombe, le clair de lune brille. Il y a là deux cœurs unis par l’amour qui s’enlacent avec béatitude.

– Scherzo : une valse fantastique, un cataclysme avant le retour d’une atmosphère paisible.

– Intermezzo : une variante macabre et funèbre de l’andante

– Finale : issue des ténèbres, une marche vers la lumière et une coda grandiose et héroïque.

Concert du 4 août

/// Le Trio Metral

Issus du Conservatoire National Supérieur de Musique et de Danse de Paris, les membres du Trio Metral sont détenteurs, en trio et individuellement, de plus d’une quinzaine de Prix et ont remporté en 2017 le Premier Prix ainsi que deux Prix spéciaux au concours international Joseph Haydn à Vienne. En Résidence à la Chapelle Musicale Reine Elisabeth et à ProQuartet, il se produit dans de nombreux festivals et salles de concert importantes : Philharmonie de Paris, Konzerthaus et Musikverein de Vienne, « folles journées » de Nantes, la Roque d’Anthéron et au Mozartfest à Würzbourg pour participer aux master-class de Renaud Capuçon.

Les caractères sensibles et complémentaires des membres du Trio en font un ensemble possédant une énergie créatrice et une complicité réelle dépassant le seul domaine musical puisque les musiciens sont unis par les liens familiaux forts. Frères et soeur, ils gardent leur nom de famille pour nommer leur trio, revendiquant leurs racines et leur héritage savoyard ainsi que le naturel avec lequel ils vivent leur passion pour la musique.

 

Schubert (1797- 1828)
Trio N° 2 en mi bémol majeur

Composé, comme le premier trio en 1827, c’est un chef d’œuvre de la complète maturité qu’on ne peut oublier dès qu’on l’a écouté et qui a été magnifié dans le « Barry Lindon » de Stanley Kubrik.

C’est un mélange de puissance lyrique, de mélancolie poignante, de tendresse rêveuse, d’exaltation, de frisson mortel qui s’achève dans « la mutation de la douleur à l’amour, dans la victoire irréversible de l’amour, dans le triomphe de la tendresse héroïque » B. Massin

Quatre mouvements :
– Allegro
– Andante con moto
– Scherzo, allegro moderato
– Allegro moderato 

 

Mendelssohn (1809-1847)
Trio N°2 en ut mineur

Enfant prodige Mendelssohn compose à 11 ans une cantate, un trio, plusieurs pièces pour piano et violon. A 12 ans trois opéras, à 14, son premier quatuor…

Son œuvre est multiple, oratorios, opéras, symphonies et beaucoup de musique de chambre qu’il affectionne tout particulièrement.

Excellent pianiste, altiste, organiste et chef d’orchestre, Mendelssohn crée les deux symphonies de Schumann, accueille Berlioz et mène une carrière internationale trépidante entre Londres, Leipzig et Berlin.  

Le 2ème trio a été composé deux ans avant sa mort dans une période, pour une fois, relativement calme.

Il comporte quatre mouvements :
– Allegro energico e con fuoco
– Andante expressivo
– Scherzo: molto allegro quasi presto
– Finale: Allegro appassionato  

Concert du 14 août

/// Le quatuor Akilone
Emeline Conce, violon
Elise de Bendelac, violon
Louise Desjardins, alto
Lucie Mercat, violoncelle

Le Quatuor Akilone est une aventure humaine et musicale née en 2011 au conservatoire de Paris, de la rencontre de quatre personnalités aussi sensibles qu’affirmées. Reconnu pour la vision profonde et poétique des œuvres qu’il aborde, il défend avec musicalité, intelligence et fantaisie le vaste répertoire du quatuor à cordes.

Premier Grand prix du 8ème Concours international de Quatuor à Cordes de Bordeaux et du prix ProQuartet, le Quatuor Akilone est remarqué pour son jeu coloré, sincère et harmonieux. Son succès à Bordeaux lui a ouvert les portes des plus grandes salles en France et en Europe.

 

Haydn (1732-1809)
Quatuor Op 64 N°4
Compositeur adulé de Vienne à Londres, Haydn est véritablement, avec Boccherini, le créateur du quatuor, « conversation entre les quatre voix d’une même âme » (Romain Rolland), qu’il porta à un degré d’achèvement qui ne fut approché par aucun de ses contemporains si ce n’est Mozart. Les six quatuors de l’Op 64 datent de 1790. 

Le quatrième comporte quatre mouvements :
– Allegro con brio
– Menuetto(allegretto)
– Adagio
– Presto

 

Mozart (1756-1791)
Quatuor K 464
Comme chez Haydn, Beethoven ou Schubert les quatuors constituent la part maitresse de sa musique de chambre. Le quatuor k 464 en la majeur fait partie d’une série de trois, composée en 1784 et dédiée à Haydn mais est sans doute l’un des plus personnel. Il culmine dans un extraordinaire finale que Beethoven admirait tant qu’il le recopia entièrement.

Quatre mouvements :
– Allegro
– Menuet
– Andante
– Allegro

 

Schubert (1797- 1828)
Quatuor N° 13 dit « Rosamunde »
Au début du XIXème siècle, Vienne est le lieu de prédilection de la musique de chambre et le quatuor y occupe une place importante, considéré comme une distraction normale. Schubert en compose une dizaine de 1812 à 1816, destinés aux agréables soirées entre amateurs. Mais en 1820, Schubert avec le Quartettsatz  amorce l’écriture d’une série de chefs d’œuvre qui s’achèvera avec le 15ème quatuor  écrit en 1828 et qui ne fut joué intégralement qu’en 1850 !

Le quatuor N°13 en la mineur date de 1824 et utilise des thèmes issus de ses lieder, tout comme «  la jeune fille et la mort »

Quatre mouvements :
– Allegro ma non troppo
– Andante
– Menuetto : allegretto
– Allegro moderato